Le prix du paranageur de l’année est la « cerise sur le gâteau » pour Turbide

(Communiqué de Natation Canada)

Le prix du paranageur de l’année est la « cerise sur le gâteau » pour Turbide

Pour certains athlètes, remporter une médaille olympique ou paralympique signifie qu’ils ont atteint le point culminant de leur carrière. Pour Nicolas-Guy Turbide, récolter la médaille de bronze au 100 mètres dos aux Jeux paralympiques de 2016 à Rio lui a simplement donné un avant-goût des sommets qu’il désire atteindre.

« Cette médaille m’a ouvert les yeux d’une certaine manière », a déclaré Turbide. « Oui, j’ai réussi à monter sur le podium à Rio, mais il y a beaucoup d’autres réalisations que je dois viser au cours des prochaines années (comme) suivre un excellent processus, continuer à performer au plus haut niveau et continuer à progresser le plus possible. »

Turbide, qui est entraîné par Marc-André Pelletier au Club de natation Région de Québec, a poursuivi sa trajectoire ascendante cet été. Aux championnats panpacifiques de paranatation à Cairns, en Australie, il a remporté deux médailles d’or, une d’argent et une de bronze. Cette performance est l’une des raisons pour lesquelles le natif de la ville de Québec, âgé de 21 ans, a été nommé paranageur de l’année de Natation Canada en 2018.

Turbide méritait l’honneur pour une deuxième fois en carrière.

« C’est une récompense pour le travail acharné que j’ai consacré à mon sport, mon dévouement quotidien à rester concentré sur mes objectifs et à les atteindre », a dit l’athlète qui souffre d’une déficience visuelle et qui nage dans la catégorie S13. « C’est toujours bien d’être reconnu pour mon bon travail, dans la piscine et à l’extérieur. C’est simplement la cerise sur le gâteau. »

À Cairns, Turbide a gagné l’or au 100 m dos, établissant au passage un record des Amériques et une marque canadienne, et au 200 m quatre nages individuel. Faisant la preuve de sa polyvalence, il a également décroché l’argent et un standard canadien au 50 m libre, en plus d’abaisser sa marque personnelle et de mériter le bronze au 100 m papillon.

Aux Essais canadiens de natation 2018 à Edmonton, Turbide a remporté le 50 m libre Para multi-classes et a fracassé son propre record canadien. Il a également gagné l’or au 100 m dos.

Vince Mikuska, entraîneur senior pour le programme paralympique, souligne que les résultats montrent que Turbide élargit son répertoire en tant que nageur.

« Nicolas-Guy a connu une autre bonne année, en progressant dans toutes ses épreuves », a déclaré Mikuska. « Ce fut très bon pour lui.

« J’ai vu certains changements techniques qu’il n’arrivait pas à faire par le passé et qu’il a été en mesure d’effectuer cette année. »

Outre sa progression dans la piscine, Turbide a également grandi comme personne. L’adolescent silencieux qui a fait sa première apparition avec l’équipe nationale de paranatation aux Jeux parapanaméricains de 2011 à Guadalajara est devenu un leader respecté au sein de l’équipe.

« Si vous demandiez aux membres de notre équipe nationale qui est le nageur le plus professionnel, il ne leur faudrait pas cinq secondes pour répondre que c’est Nicolas-Guy », a exprimé Mikuska.

« Il donne toujours le meilleur de lui-même. Il se consacre chaque jour à tous les aspects de son entraînement, qu’il s’agisse de l’activation, du travail dans la piscine et dans la salle de musculation, de sa préparation mentale, de sa connaissance du sport. Il a une approche très professionnelle dans tous les domaines. »

Turbide avait également été nommé meilleur paranageur en 2016, après avoir remporté une médaille à ses premiers Jeux paralympiques. L’une des leçons qu’il a apprises depuis Rio est l’importance de prendre soin de son corps.

Au cours de sa préparation pour les championnats de Cairns, Turbide était incommodé par une épaule endolorie.

« Quand j’étais plus jeune, je ne faisais probablement pas mon échauffement comme je devais le faire », a-t-il dit. « On a tendance à avoir une petite blessure qui devient plus sérieuse. On doit prendre un peu de recul et les soigner le plus rapidement possible et de la manière la plus efficace.

« Ça fait partie de l’apprentissage. Personnellement, je crois que c’est l’aspect que j’ai le plus amélioré au cours des deux dernières années. Avant Rio, je n’étais pas très prudent à ce niveau. Aujourd’hui, c’est l’une de mes priorités. »

Le 100 m dos demeure l’épreuve de prédilection de Turbide, mais il est satisfait de ses progrès au 200 QNI, au style libre et au papillon.

« Pour moi, ce sont surtout des épreuves plaisantes », a-t-il dit. « Je pense qu’en m’améliorant dans ces épreuves, même si elles ne sont pas mon épreuve principale, je deviens un meilleur nageur. »

Le 100 m dos se déroule généralement le dernier jour d’une compétition. Le fait de participer à plusieurs épreuves aide à atténuer le stress provoqué par l’attente.

« J’ai eu moins de temps pour y penser et je pense que j’étais aussi prêt que tous les autres nageurs », a dit Turbide à propos de son expérience à Cairns. « Je pense avoir appris à adapter mon entraînement… et à ne pas me laisser distraire par les éléments qui sont hors de mon contrôle. »

En 2019, Turbide se concentrera sur les championnats du monde de paranatation qui se mettront en branle en juillet à Kuching, en Malaisie. La compétition attirera plus de 600 nageurs de 70 pays et constituera un tremplin vers les Jeux paralympiques de 2020 à Tokyo.

« Je pense que ce sera une excellente occasion de voir où je me situe dans ma préparation pour l’année suivante, mais je suis conscient que plusieurs personnes peuvent s’ajouter dans le système de paranatation au cours de cette année-là (paralympique) », a déclaré Turbide.

Toujours dans la force de l’âge, Turbide n’a pas beaucoup réfléchi au-delà de 2020.

« Pour l’instant, je me concentre sur ce que je vais faire dans le moment présent », a-t-il dit. « Je sais que je vais continuer à concourir dans ce sport jusqu’au jour où je n’aurai plus de plaisir.

« J’aime ce que je fais. Faire tous ces sacrifices en vaut la peine présentement. »